Bon allez, j'ai décidé qu'il s'était passé suffisamment de choses pour que je fasse un article. Pas de quoi s'attendre à quelque chose de grandiose hein, j'ai juste envie de raconter les dernières semaines XD
Bon, la fin des cours, j'en ai déjà parlé. Mumia Abu Jamal, de même. Après ça, je me suis retrouvée en pseudo-période de révision. Bien entendu, je me rappelle plus trop de ce que j'ai fait, je sais juste que j'ai pas assez révisé. Et que quand une bière se renverse dans une piscine, bah elle se vide pas forcément dedans. C'est sûrement scientifique, une histoire de pression ou je sais pas quoi, mais en tout cas, c'est appréciable.
Gay Pride. Samedi dernier. Mauvais départ, trop de soleil, trop en mode "on va ailleurs ?", trop pressée par le temps parce que je devais être chez moi à 17h, trop de trops quoi. 16h, le convoi fait une pause, j'en profite pour m'éclipser, et je m'achète une grande Leffe triple (parce que c'est bon et pas cher) pour oublier. J'arrive à Gambetta pour y chopper un bus, too late, la Gay Pride est là aussi. J'étais certes partie pour partir, mais un peu requinquée par la bière, et mes "bon, j'vais y aller" ont vite fini par se transformer par "ON VA DANS LA MOUSSE 8D". Parce que oui, un char lançait de la mousse. Amélie et moi nous sommes roulées dans la mousse, nous sommes jeté de la mousse à la gueule, et sommes allées prendre une douche de mousse sous le lance-mousse. Même que ça brûle les yeux. Mais c'était drôle, de faire des calins plein de mousse à des gens qui voulaient rester propres. On danse, on saute, certaines font des chutes de tension (mais on lui en veut pas, elle est rousse), on fume, c'est mal, on se perd, on se retrouve, on saute partout, on monte sur le char, on danse, la musique s'arrête, c'est fini, mais les gens partent pas. On fait la connaissance d'une autre Natacha, qu'en réalité je connaissais déjà. On part se baigner dans les Quinconces, on persuade les gens de nous y rejoindre, on escalade les statues. On a faim, on cherche des pièces, on trouve un chèque resto (oui, dans l'eau). On envisage d'aller s'acheter à manger, mais finalement l'herbe était trop verte et le ciel trop bleu, on est resté comme des sales jeunes, assis dans l'herbe à discuter, en buvant de la Heineken et de la 1664. Les gens s'en vont petit à petit, on finit nous même par partir, c'est comme ça que se finissent souvent les bonnes journées.
Plus grand chose. Week end normal, si on fait abstraction de la présence de la demi soeur. Pas trop chiante, sauf quand elle oublie la limite entre ma chambre et le reste de la maison... Ouais, chiante, en fait. Surtout quand j'ai décidé de réviser mon bac et qu'elle me montre toutes les fringues du site Goéland. Mais ça part pas d'une mauvaise intention, alors je peux pas lui en vouloir.
Lundi, rien, mardi, entretien aux Galeries Lafayette de Bordeaux, pour aller bosser à celle de Paris. Les DRH s'emmerdent même plus à faire passer des entretiens en fait, on m'a mise devant un PC pour me faire faire un test de personnalité comme on peut en trouver sur les sites d'orientation en ligne, et quand ce fut fini, elle m'a lu mes résultats, en me demandant si ça me correspondait. Plutôt en retraît, plutôt mal à l'aise dans ce qui est de se plier aux règles mais pas rebelle non plus, plutôt pas de problème avec ce qui est de s'adapter à un environnement nouveau, tout ça tout ça. Ouais, ça correspondait. Je crois. De toute façon elle m'a dit que je ressemblais à mon père. C'est une bonne raison de m'embaucher. Mercredi, mission recherche de bénévolat avec Adèle ; au départ, je crois que je pensais vraiment qu'on allait faire des math. Mercredi soir, presque nuit blanche avec Nat, incapables de dormir la veille de la philo, pourtant je comprends pas, on m'a refilé des super médicaments aux plantes contre le stress.
Aujourd'hui donc, ou c'est plutôt hier maintenant, le bac de philo. J'ai d'abord été de super bonne humeur de retrouver Justine, Anaïs, Iina, Pauline, Nina, Marion, Raphaëlle, John, Valentin, Poumi, et je ne continuerai pas la liste, mais les 705 quoi. J'ai ensuite cru que j'allais m'endormir sur ma table, mais j'ai réussi à bien le tenir, mon sujet sur le langage et la pensée. Et même à terminer à l'avance. Le Guronsan était donc mon ami du jour, à défaut d'avoir de l'eau je l'ai mangé directement, et c'est encore plus ignoble que les cachetons de vitamine C effervescents. J'ai aussi bouffé plein de cochonneries, Kinder, Balisto, enfin tout ce qu'on me donnait quoi, en bref, j'étais d'attaque pour la littérature l'après midi, après avoir révisé les Pensées de Pascal parce que j'aurais été incapable de faire une dissertation sur Roméo et Juliette, ne me demandez pas pourquoi, j'ai juste aucune capacité d'analyse face à ce livre. Pourtant j'aime les autres Shakespeare. Travail vain, en tout cas : les sujets étaient, au choix, les Liaisons Dangereuses ou le Guépard. Les deux seuls livres que je n'avais pas besoin de réviser, puisque je les ai lu du début à la fin. Ce qui signifie que je les aimais bien.
Je suis donc sortie de mes épreuves de bonne humeur. Ensuite, mission Fnac avec Pauline et Nat, Hunger version collector limitée, liquéfaction progressive dûe à la chaleur tandis qu'on essaie d'atteindre un bus, mission réussie, installation en mode "larves". Une jolie dame passe, remarquée par Pauline et moi-même, juste avant de remarquer le détail qui tue : elle est contrôleuse. Et ses deux amis aussi. Et l'un d'eux s'arrête devant moi, la loque ne faisant plus qu'un avec le siège du bus, pour me demander si j'ai un ticket. Me voilà donc amputée de 41,80€ sur mon compte, tout ça pour ne pas avoir payé 1,40€ en entrant dans le bus, ou encore ne pas être allée jusqu'à la machine pour m'acheter un ticket 10 déplacements tarif réduit, comme je le faisais quand j'avais encore conscience du danger représenté par ces messieurs les contrôleurs. Mais je ne vais quand même pas me plaindre d'avoir eu une amende, personne ne m'a empêché d'acheter un ticket de bus. Cela dit, ça fait quand même mal au cul, et ça fait l'effet d'un bon ascenseur émotif, quand on est tout joyeux d'avoir réussi à gérer sa journée de bac coefficient 11.
Voilà donc un bien long article. Et le bac de spé math est dans maintenant moins de 13h. Adieu.