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Dieu est mort.

comme une vulgaire groupie.

le 26/06/2009 à 01h01

 


« Le chanteur américain Michael Jackson est mort des suites d'un arrêt cardiaque à Los Angeles, ont annoncé des médias américains dont le Los Angeles Times et CNN. »


[le Monde, 26/06/09, 00:42]


 


 


 


 


(2009 a aussi donné : Claude Berri, Lux Interior, Alain Bashung, David Carradine, Farrah Fawcett. To be continued.)

I hate your face right now.

le 25/06/2009 à 19h27

Remarque énervante du beau-père #1 : "ta mère a des problèmes avec ses clients [...], ça y est elle apprend la vie !"


Je préfère me taire que de lui dire qu'il est parfois capable de n'être qu'un vieux con prétentieux, et qu'il croit connaître la vie mieux que ma mère alors qu'il l'a passée à se faire entretenir d'abord par sa mère, puis par sa première femme, puis par sa deuxième (ma mère, justement). Il a jamais pris un seul risque sans que personne ne le pousse à le faire, il n'a jamais d'autre avis à propos de la politique, des livres ou des films que ceux des présentateurs de RTL, toutes ses belles connaissances ne sont que théoriques, il n'aime pas sortir de chez lui parce qu'il lui faut au moins 5 ans pour prendre ses repères quand il arrive dans un lieu nouveau, il a eu 3 boulots différents dans toute sa vie ; et il pense vraiment mieux connaître la vie que ma mère, qui a perdu sa propre mère à 20 ans, son père une vingtaine d'années plus tard à cause d'un cancer du poumon, a vécu 5 ans avec un alcoolique à moitié violent, a déménagé au moins 15 fois, a créé une entreprise à 35 ans, a toujours su s'adapter à ses différents emplois. Moi, ça m'énerve.


Passons. Mon frère me fait chier. Je comprends pas, on a sensiblement eu la même éducation, mais manifestement ça n'a pas eu le même impact sur nos façons d'être. Pendant que je suis en train de culpabiliser parce que ma boulettude va peut-être coûter 57€ à ma mère, monsieur essaie de la convaincre de lui payer une première voiture à 7000€.


Je suis triste, mes plantes ne semblent plus vouloir pousser. Mr Brown a les feuilles toutes molles, Eastwood est de moins en moins feuillu, y'a que Bob qui ressemble encore à quelque chose.


Sur ce, je fuis. Adieu.

but I'm terrified of you.

le 19/06/2009 à 00h09

Bon allez, j'ai décidé qu'il s'était passé suffisamment de choses pour que je fasse un article. Pas de quoi s'attendre à quelque chose de grandiose hein, j'ai juste envie de raconter les dernières semaines XD


Bon, la fin des cours, j'en ai déjà parlé. Mumia Abu Jamal, de même. Après ça, je me suis retrouvée en pseudo-période de révision. Bien entendu, je me rappelle plus trop de ce que j'ai fait, je sais juste que j'ai pas assez révisé. Et que quand une bière se renverse dans une piscine, bah elle se vide pas forcément dedans. C'est sûrement scientifique, une histoire de pression ou je sais pas quoi, mais en tout cas, c'est appréciable.


Gay Pride. Samedi dernier. Mauvais départ, trop de soleil, trop en mode "on va ailleurs ?", trop pressée par le temps parce que je devais être chez moi à 17h, trop de trops quoi. 16h, le convoi fait une pause, j'en profite pour m'éclipser, et je m'achète une grande Leffe triple (parce que c'est bon et pas cher) pour oublier. J'arrive à Gambetta pour y chopper un bus, too late, la Gay Pride est là aussi. J'étais certes partie pour partir, mais un peu requinquée par la bière, et mes "bon, j'vais y aller" ont vite fini par se transformer par "ON VA DANS LA MOUSSE 8D". Parce que oui, un char lançait de la mousse. Amélie et moi nous sommes roulées dans la mousse, nous sommes jeté de la mousse à la gueule, et sommes allées prendre une douche de mousse sous le lance-mousse. Même que ça brûle les yeux. Mais c'était drôle, de faire des calins plein de mousse à des gens qui voulaient rester propres. On danse, on saute, certaines font des chutes de tension (mais on lui en veut pas, elle est rousse), on fume, c'est mal, on se perd, on se retrouve, on saute partout, on monte sur le char, on danse, la musique s'arrête, c'est fini, mais les gens partent pas. On fait la connaissance d'une autre Natacha, qu'en réalité je connaissais déjà. On part se baigner dans les Quinconces, on persuade les gens de nous y rejoindre, on escalade les statues. On a faim, on cherche des pièces, on trouve un chèque resto (oui, dans l'eau). On envisage d'aller s'acheter à manger, mais finalement l'herbe était trop verte et le ciel trop bleu, on est resté comme des sales jeunes, assis dans l'herbe à discuter, en buvant de la Heineken et de la 1664. Les gens s'en vont petit à petit, on finit nous même par partir, c'est comme ça que se finissent souvent les bonnes journées.


Plus grand chose. Week end normal, si on fait abstraction de la présence de la demi soeur. Pas trop chiante, sauf quand elle oublie la limite entre ma chambre et le reste de la maison... Ouais, chiante, en fait. Surtout quand j'ai décidé de réviser mon bac et qu'elle me montre toutes les fringues du site Goéland. Mais ça part pas d'une mauvaise intention, alors je peux pas lui en vouloir.


Lundi, rien, mardi, entretien aux Galeries Lafayette de Bordeaux, pour aller bosser à celle de Paris. Les DRH s'emmerdent même plus à faire passer des entretiens en fait, on m'a mise devant un PC pour me faire faire un test de personnalité comme on peut en trouver sur les sites d'orientation en ligne, et quand ce fut fini, elle m'a lu mes résultats, en me demandant si ça me correspondait. Plutôt en retraît, plutôt mal à l'aise dans ce qui est de se plier aux règles mais pas rebelle non plus, plutôt pas de problème avec ce qui est de s'adapter à un environnement nouveau, tout ça tout ça. Ouais, ça correspondait. Je crois. De toute façon elle m'a dit que je ressemblais à mon père. C'est une bonne raison de m'embaucher. Mercredi, mission recherche de bénévolat avec Adèle ; au départ, je crois que je pensais vraiment qu'on allait faire des math. Mercredi soir, presque nuit blanche avec Nat, incapables de dormir la veille de la philo, pourtant je comprends pas, on m'a refilé des super médicaments aux plantes contre le stress.


Aujourd'hui donc, ou c'est plutôt hier maintenant, le bac de philo. J'ai d'abord été de super bonne humeur de retrouver Justine, Anaïs, Iina, Pauline, Nina, Marion, Raphaëlle, John, Valentin, Poumi, et je ne continuerai pas la liste, mais les 705 quoi. J'ai ensuite cru que j'allais m'endormir sur ma table, mais j'ai réussi à bien le tenir, mon sujet sur le langage et la pensée. Et même à terminer à l'avance. Le Guronsan était donc mon ami du jour, à défaut d'avoir de l'eau je l'ai mangé directement, et c'est encore plus ignoble que les cachetons de vitamine C effervescents. J'ai aussi bouffé plein de cochonneries, Kinder, Balisto, enfin tout ce qu'on me donnait quoi, en bref, j'étais d'attaque pour la littérature l'après midi, après avoir révisé les Pensées de Pascal parce que j'aurais été incapable de faire une dissertation sur Roméo et Juliette, ne me demandez pas pourquoi, j'ai juste aucune capacité d'analyse face à ce livre. Pourtant j'aime les autres Shakespeare. Travail vain, en tout cas : les sujets étaient, au choix, les Liaisons Dangereuses ou le Guépard. Les deux seuls livres que je n'avais pas besoin de réviser, puisque je les ai lu du début à la fin. Ce qui signifie que je les aimais bien.


Je suis donc sortie de mes épreuves de bonne humeur. Ensuite, mission Fnac avec Pauline et Nat, Hunger version collector limitée, liquéfaction progressive dûe à la chaleur tandis qu'on essaie d'atteindre un bus, mission réussie, installation en mode "larves". Une jolie dame passe, remarquée par Pauline et moi-même, juste avant de remarquer le détail qui tue : elle est contrôleuse. Et ses deux amis aussi. Et l'un d'eux s'arrête devant moi, la loque ne faisant plus qu'un avec le siège du bus, pour me demander si j'ai un ticket. Me voilà donc amputée de 41,80€ sur mon compte, tout ça pour ne pas avoir payé 1,40€ en entrant dans le bus, ou encore ne pas être allée jusqu'à la machine pour m'acheter un ticket 10 déplacements tarif réduit, comme je le faisais quand j'avais encore conscience du danger représenté par ces messieurs les contrôleurs. Mais je ne vais quand même pas me plaindre d'avoir eu une amende, personne ne m'a empêché d'acheter un ticket de bus. Cela dit, ça fait quand même mal au cul, et ça fait l'effet d'un bon ascenseur émotif, quand on est tout joyeux d'avoir réussi à gérer sa journée de bac coefficient 11.


Voilà donc un bien long article. Et le bac de spé math est dans maintenant moins de 13h. Adieu.

I sold you and you sold me.

le 11/06/2009 à 00h44

Au cas où ça se verrait pas, j'ai changé de CSS.


Y'a un bug au niveau du menu en bas de page, mais ça empêche de cliquer nulle part, alors osef.


 


Donc, à part ça, me voilà en vacances. Enfin plus ou moins ; bac de philo et littérature (le même jour, bande d'enfoirés de vos mère d'éducation nationale de mes deux) dans une semaine, math dans 8 jours, anglais dans 11 jours, puis allemand, puis histoire. Puis le concours de l'IEP de Bordeaux, dans 16 jours. Et une semaine après, le concours commun. Et le lendemain, méga cuite, idem le surlendemain, and so on, et café à tout va.


Mais bon, chose principale, le lycée, c'est fini. Youpi j'en ai fini avec cette mini aliénation. J'affronterai plus la situation ennuyeuse de me retrouver à avouer à un prof, à 1 mois de la fin d'année, que je ne connais toujours pas mon emploi du temps par coeur. Je me ferais plus engueuler parce qu'en tant que déléguée je dois assumer le taux de glandage de la classe entière. J'entendrai plus les gens dire des inepsies pendant les cours de philo. J'aurais plus à chercher des fausses excuses pour les jours où je préfèrerai aller manger des cheeseburgers plutôt que de faire du sport. Tout ça.


Ensuite y'a les mauvais côtés. Je verrai plus mes potes à la récré. La plupart des gens que j'ai cotoyé cette année, je ne les cotoierai plus l'année prochaine. Je peux plus avoir 5 ans dans ma tête, adopter des poupées, faire des batailles d'eau et me faire jeter des aliments à la figure. Je n'inviterai plus les gens à squatter chez moi dès qu'on finit un peu plus tôt que d'habitude. Finies, les escapades chez macdo pendant que les autres suent et me détestent parce qu'ils font du sport et que moi, j'ai exceptionnellement décidé de ne pas en faire. Probablement finis aussi, les jeudis kebab-bière-film grâce au ciné-club. On n'ira plus non plus se retrouver dans la minuscule salle du club radio qui pue le renfermé, pour polluer les oreilles de nos camarades tellement passionnés par leurs parties de babyfoot ou de billard que, de toute façon, ils s'en plaignent rarement. Et je ne ferai plus partie non plus des tonnes d'élèves échoués sur le parvis du lycée dès que le soleil commence à se montrer.


Ce sont des choses qui arrivent.


 


Passons. Je suis allée voir un bon film mardi. Mais pas juste genre "waou c'est génial, on voit Snoop Dog et Mos Def !". Genre ça fait réfléchir, parce qu'au pays de la liberté, y'a un mec qui est derrière les barreaux depuis plus de 25 ans, sous une accusation presque dérisoire, et qu'il se trouve que ce mec est un journaliste activiste de gauche, ancien membre des Black Panthers, mais ce n'est probablement qu'un hasard. Enfin, c'est intéressant, quoi. Et légèrement déprimant.

Fair-weather friends.

le 04/06/2009 à 21h46

Après 4 essais pour rédiger un article sous firefox qui ne fait que bugger, je décide donc de recommencer sous Konqueror. S'il me lache aussi, je prendrai ça comme un signe du destin et je ne ferai pas de nouvelle tentative.


Reprenons donc. Aujourd'hui, comme c'est le cas depuis des mois, j'étais la mère de Moon. Ce privilège vient du fait que, lorsqu'elle en a besoin, je lui signe ses mots d'absence, et ce avec ma vraie signature, fabriquée par des scientifiques dans des éprouvettes. Ensuite, on a improvisé une scène de rupture, afin qu'elle me balance un grand verre d'eau dessus, ce qui lui a fait extrêmement plaisir, et m'a permis l'immense honneur de passer du statut de "mère de Moon" à "père de Moon".


Et pour finir, je me suis pris une tarte dans la gueule. Dans le vrai sens du terme. J'ai dû en ramasser les morceaux par terre, sous le regard affligé de ma CPE (d'ailleurs j'ai un scoop : la semaine dernière, lors d'une réunion avec les délégués, je l'ai vue sourire). Faut se dépêcher, on n'a plus que 2 ou 3 jours pour faire toutes les conneries qu'on a à faire au lycée.


Ensuite John a voulu me convaincre d'aller chez lui voir Toy Story, ce qui était déjà la moitié d'un bon argument pour ne pas aller en cours. Il a trouvé assez vite l'autre moitié : Jacky. Je ne suis donc allée qu'en Anglais, ou on n'a absolument rien fait de constructif, et je suis allée voir Toy Story chez John, en compagnie de Hannah et Jack.


Le reste de la journée ne fut que peu intéressant. Et puisque l'idée que vous vous faites de mon humeur dépend de ce que je dis dans mes articles, soyez assurés de la profonde joie qui m'anime continuellement.


Et pour fêter ça... Kusturica.

spit.

le 30/05/2009 à 16h29

Je viens de remarquer que, dans le forum de Lexode, on trouve tout ce qui touche à la musique, à la littérature et aux mangas dans la section "Arts et Culture", alors que le cinéma et le théatre sont relégués au rang de vulgaires "Loisirs". Je sais pas qui a fait la classification, mais s'il passe par ici, qu'il sache qu'il n'est qu'un pauvre inculte frolant l'hérésie. Qu'il vienne me dire que ça, ou ça, ou ça, ce sont pas des oeuvres d'art, mais des simples petites occupations pour quand on sait pas quoi faire de son dimanche. C'est vrai qu'à côté, la catégorie "concerts, festivals et spectacles" mérite tout à fait d'être considéré comme touchant à l'art et à la culture. Voilà. Insurrection terminée.


J'suis à Paris et je m'ennuie, je fais de l'urticaire depuis 10 jours et ça gratte, j'ai reçu mon DVD de Yellow Submarine avant-hier et ça me fait plaisir.


Mon père va probablement m'emmener au ciné, il m'a acheté de la crème anti-démangeaisons mais elle fait pas beaucoup effet, j'ai peur que le menu de mon DVD soit en chinois.


J'ai déjà vu la plupart des films acutellement au cinéma qui ont de bonnes appréciations, ça me ferait chier de devoir filer 20€ au médecin pour qu'elle me prescrive de l'homéopathie, de toute façon je m'en fous, j'ai le DVD de Yellow Submarine.


Il paraitrait que Reservoir Dogs soit un remake de City on Fire, ce serait balo ; j'vais devoir le télécharger pour vérifier.


Un jour j'pèterai un plomb. En attendant je m'occupe comme je peux.


 

Raison des effets.

le 23/05/2009 à 18h07

En ce moment même, j'aimerais ne plus avoir de bras. J'ai deux cercles bleus sur chacun d'eux, en souvenir des morsures de Pauline, Natacha, Hannah et Clément, et des courbatures, en souvenir des bolas qui ont fini par me servir d'arme pour menacer les gens. J'ai mal.


J'me suis également faite entuber par Moon qui n'est qu'une sale perfide ; je ne développerai pas, par mesure d'hygiène (imaginez-vous ce que vous voulez, c'est plus drôle 8D). Ça m'apprendra à débuter l'apéro au whisky pur et à continuer avec du rhum après 2 semaines sans boire d'alcool.


À part ça, Pauline m'a fait une super médaille des 10 jours sans café, je suis fière de moi.


J'ai réussi à installer Kubuntu sur mon pc, avec l'aide de presque personne, presque comme une grande. Maintenant j'ai plus qu'à apprendre à m'en servir. C'est une autre affaire.


Je viens d'écouter le nouvel album de Jarvis Cocker et je le trouve pas génial. Celui de Bob était un peu moins décevant. Puis pour continuer dans la musique, j'aime pas non plus le dernier album de Babylon Circus, incroyablement plat, répétitif, et surfait. En revanche, d'après ce que j'ai entendu du dernier MAP, ça reste dans la lignée de leur premier album, c'est cool.


Voilà, donc ça, c'est fait. Je vais maintenant regarder une série. Adieu.

machine à laver.

le 19/05/2009 à 21h21

 


All work and no play makes Jack a dull boy.


[comme dirait l'autre.]


 

dig harder.

le 05/05/2009 à 20h54

Presque dix jours que je suis, en quelque sorte, rentrée en cours, et chaque après midi je me demande quel jour on est. D'habitude ça fait ça en vacances, quand le seul programme établi est "demain, j'improvise", mais pas au lycée, quand au moins les cours pourraient me mettre sur la voie pour identifier la date. Mais en fait, les vacances m'ont pas redonné la patate, j'ai pas plus de motivation pour aller en cours qu'il y a 1 mois. I get bored, pour ainsi dire. Excusez cet écart musical, j'ai des mauvaises fréquentations qui ont des répercussions sur ma personnalité parce que je suis quelqu'un de très fragile et influençable.


Hier je suis allée voir Good Morning England en avant première (ce détail là, c'était juste pour me la péter), qui est un film que je recommande vivement, il est génial, et je suis amoureuse de la bande son, autrement dit les Turtles, les Kinks, David Bowie, et un petit écart au bon vieux rock pour ce cher Ennio Morricone. Un hymne à la musique, un hymne à la liberté, tout ça tout ça, et puis les personnages sont trop cool, et j'adore l'accent anglais, enfin bref, je l'aime.


Après ça, j'ai gagné mille en allant me baigner dans la fontaine des Quinconces, habillée, à 22h48, pour la simple et "bonne" raison que Natacha m'avait accusée de ne pas être capable de le faire. Chose à ne pas dire quand je suis de bonne humeur, c'est à dire d'humeur à faire n'importe quoi. Et un lundi soir, alors que je sais pas quel jour on est, que j'ai toujours pas l'impression d'être en période scolaire, et que je viens de voir un bon film, et bah j'ai tendance à être de bonne humeur.


De toute façon moi j'm'en fous, je porte des lunettes de soleil tout le temps pour avoir l'impression qu'il fait toujours beau, je me nourris de bière le week end pour savoir que quand j'ai mal au ventre c'est qu'on est lundi matin, j'invoque l'été à coups de chansons, et j'en ai marre d'écrire un article.

cheeseburger

le 25/04/2009 à 00h47

Comme on peut le remarquer, je suis depuis quelques temps très inspirée pour les titres de mes articles. J'vous fais un menu macdo là.


Je sais même pas pourquoi je fais un article. J'ai envie de parler mais j'ai pas envie de dire ce que j'ai en tête. 


La présentation est bizarre, quand je veux revenir à la ligne ça m'en saute une.


Le bourdonnement incessant du ventilateur de ce PC portable m'énerve. Mes stagnations psychologique et géographie m'énervent. Les engueulades régulières (quand je dis régulières, c'est pas une fois par semaine, c'est une fois toutes les 10 minutes) de ma mère et de mon beau père m'énervent. En même temps, renvoyer sa femme et garder sa secrétaire, c'était peut-être économiquement la meilleure chose à faire, mais espérer qu'après ça à la maison tout sera comme avant, c'est de la profonde stupidité. En ce moment, il m'insupporte. Il a tout vu, il sait tout, il connait tout, il a raison sur tout. Ma mère est professionnellement beaucoup plus compétente que lui et il lui donne des conseils pour arriver à être embauchée au poste que Desjoyaux lui offre. Elle est pas allée le chercher ce poste, ils l'ont appelée pour lui proposer. Et le beau père pense qu'elle a besoin de suivre ses idées à lui pour pouvoir décrocher ce contrat. Waky waky, comme dirait Madame C.


Ainsi donc, ma maman envisage maintenant d'aller travailler à Nantes. Nantes ça va, Nantes j'aime bien, Nantes c'est presque en Bretagne, Nantes c'est joli, Nantes c'est près de la mer, Nantes c'est pas à 10 minutes de chez Papa, enfin bref, Nantes, c'est pas Paris.


Maman à Nantes, Papa à Paris, moi à Bordeaux. Nantes étant plus proche de Bordeaux, je serais forcément plus souvent chez Maman que chez Papa. Comme c'est dommage. L'idée me plaît déjà. J'aime la Bretagne. Je pourrais aller là bas pendant les vacances, je pourrais même y aller avec des gens. Manger du Kouign amann (ce mot, c'est comme le mot Schtroumpf, je sais l'écrire, mais je comprendrai jamais pourquoi, alors que je sais jamais combien il faut de "n" à national ou de "m" à notamment), manger des crèpes, boire du cidre, et aller sur les plages grises sous la pluie ; la Bretagne, c'est cool.


Je m'ennuie.


J'en peux plus, de ce bourdonnement.


J'ai faim.


J'ai envie de pisser.


J'ai envie de continuer cette liste débile et inutile.


J'aimerais arriver à bien travailler.


J'aimerais arriver à passer à autre chose.


J'aimerais arriver à trouver un boulot.


J'aimerais arriver à être naturellement aussi heureuse que quand je mange des champignons qui rendent heureux.


J'aimerais avoir des sous.


J'aimerais ne pas être fatiguée quand je me lève le matin.


J'aimerais pouvoir parler.


Allez hop, marre de la liste. J'veux qu'on me sorte. Sérieux, qu'on me bouge le cul de cette putain de maison de merde, qu'on me laisse fuir de ce putain d'environnement glauque, ma mère qui veut absolument que je lui dise ce qui va pas quand j'ai le malheur de ne pas sourire, ma mère qui va finir par péter un plomb si elle retrouve pas vite un boulot, ma mère que j'imagine pas à la retraite, ma mère incapable de ne rien faire, ma mère incapable d'être seule mais n'ayant apparemment l'impression d'exister que quand elle peut traiter son mari de sous-merde, ma mère qui me demande de prendre parti, mon beau père qui me demande de prendre parti, ma mère qui me répète qu'il est à chier, mon beau père qui me demande de le défendre, enfin bref.


J'écoute depuis tout à l'heure deezer me faire défiler toutes les plus grosses merdes qu'il contient. Je comprends pas, j'avais commencé par les Who, et puis il a commencé à me passer tout un tas de reprises merdiques, et ce depuis au moins 1h, mais j'ai pas encore eu l'idée de changer.


Quelque part cette semaine, mon père m'a appelé, pour me reprocher de ne pas lui avoir communiqué mes notes de bac blanc. Ma mère en avait eu connaissance, mes grands parents aussi, mon oncle aussi puisque je me souviens très bien avoir dit, chez lui, à table, sous les ricanements de mon père, que j'avais eu 13 en philo et 14 en anglais. Je me souviens également, le premier week end des vacances, lui avoir annoncé fièrement que j'avais eu 14 en littérature. Fièrement, parce que mon père me soutient que les épreuves de Sciences Po sont pareilles que les épreuves de littérature, puisque le principe est de disserter en peu de temps (il semble oublier qu'en littérature, on a 4 oeuvres bien précises à connaître par coeur, personnellement je ne trouve pas ça spécialement comparable aux divers sujets d'annales que j'ai déjà travaillé, mais avec lui ça ne sert à rien de discuter). Le fait est qu'il s'en foutait quand je les lui disais, mais que ça a étrangement pris une soudaine importance quand il s'est rendu compte que tout le monde lui parlait de mon bac blanc, et qu'il ne se souvenait pas que, moi, je lui en ait parlé. Un peu plus tôt, le 15 avril, il m'envoyait un sms pour me reprocher de ne pas lui avoir souhaité son anniversaire. Je suis la fille qui oublie l'anniversaire de son père et qui ne le tient pas au courant de ce qui se passe dans sa vie quand tous les autres le sont. Je pense que le déshéritement n'est pas loin.


Et allez hop. Outkast.